Montévidéo est une petite capitale qui regroupe près de la moitié de la population du pays, elle fait face à Buenos Aires sur l’autre rive du Rio de la Plata.

Sorti de la route principale, on découvre les joies des premières pistes et de la poussière dans le camion!
C’est l’occasion de commencer à gouter le maté, infusion très amère qui se boit froide ou chaude et que les urugayens consomment toute la journée dans de petits gobelets adequat avec une sorte de petite cuillère métallique, la bombilla, creuse et perforée et dotée d’un filtre qui sert de paille pour aspirer la boisson. On trouve en vente partout ces petits gobelets dans tous les styles, couleurs ou matériaux possibles. Les plus classiques sont en métal argenté recouvert de cuir. Le maté, plus qu’une simple boisson est un véritable rituel et lien social.
La route en direction de Paloma longe la dune et est bordées d’eucalyptus. Un habitant nous emmène à la poissonerie locale, c’est le moment de bavarder un peu: argentin d’origine il nous raconte avoir choisi de venir vivre ici, en Uruguay pour la qualité de vie et la tranquilité du pays.
La vieille ville surplombe le port sur une péninsule. Les murs des maisons anciennes décrépis sont couverts de fresques, les vieilles voitures sont à chaque coin de rue et la modernisation semble s’être arretée ou du moins bien ralentie il y a déjà plusieurs dizaines d’années, comme à Buenos Aires, les deux villes ayant subi de belles crises économiques.
C’est « vintage », simple, assez calme, aéré, et on a adoré!

Depuis notre petit loft (AirBnB, chez Florencia), François peut parcourir le quartier dans les différents bureaux administratifs (10 étapes au total!) pour avoir le tampon final qui permettra d’aller chercher le camion sur le port. Pendant ce temps nous commençons enfin un peu de travail scolaire (hum hum!, la rentrée est déjà loin en France!).
Une dernière nuit dans une autre chambre, un bon petit repas au Candy Bar et voilà François qui arrive avec le camion!
Installation, rangement des affaires, premiers bricolages, pleins d’eau, de carburant, de courses …deux jours sont nécessaires posés au pied du phare de Montevideo; on profite encore un peu de la ville alors que c’est le WE et que les habitants envahissent le front de mer pour flaner ou faire du sport et toujours avec leur thermos de maté !
Enfin, le 15 octobre nous prenons la route sereinement pour commencer le périple.
Direction plein est, le long de la côte vers Punta Colorada
Dunes de sables, parties de côte rocheuses, phares, goélands…on se croirait en Bretagne ou par endroit sur la côte atlantique française!
Côté climat c’est aussi comme chez nous au printemps: de très belles journées chaudes et ensoleillées et de la fraicheur avec beaucoup de vent parfois. On ne se sent pas trop dépaysé, c’est une manière d’aborder le voyage tout en douceur dans ce beau petit pays tranquille ou décidément il semble faire bon vivre!
Sorti de la route principale, on découvre les joies des premières pistes et de la poussière dans le camion!
C’est aussi les premières sessions de surf (de beaux spots assez fréquentés pour certains) et de kite entre deux séances d’école et de bricolage pour assurer les petites réparations, les deux ou trois réglages et améliorations à apporter au camion que nous n’avions pas vraiment testé avant son départ.
Passage quasi obligé à Punta del Este pour aller prendre LA photo au pied de la « Mano en la Arena » de l’artiste chilien Mario Irarrázabal, incontournable! mais même si il n’y a pas grand monde car la saison touristique n’a pas débuté, la ville ne nous inspire pas beaucoup, beaux quartiers résidentiels en bord de mer mais aussi véritable caricature d’une ville champignon avec ses immeubles locatifs, Punta del Este est semble t-il la côte d’Azur de l’Amérique du sud pour les brésiliens et argentins. Il y a même une Trump tower en construction!
En quittant la ville nous traversons des faubourgs résidentiels, avec secret spots de surf et probable vie estivale intense en saison si l’on en croit la mutitude de petits restos et bars le long de la route principale.
Nous rencontrons Edu, un local, ancien testeur de materiel de ski qui vit aujourd’hui avec sa compagne dans une « cabane » faite de toute sorte de matériaux de récupération et qui fabrique et vend des sushis en buvant le maté et en fumant l’herbe de son propre jardin (le cannabis est en vente et consommation libres et légales ici en Uruguay). Leur cabane est décorée de vieilles boards de skate peintes par un artiste.
C’est l’occasion de commencer à gouter le maté, infusion très amère qui se boit froide ou chaude et que les urugayens consomment toute la journée dans de petits gobelets adequat avec une sorte de petite cuillère métallique, la bombilla, creuse et perforée et dotée d’un filtre qui sert de paille pour aspirer la boisson. On trouve en vente partout ces petits gobelets dans tous les styles, couleurs ou matériaux possibles. Les plus classiques sont en métal argenté recouvert de cuir. Le maté, plus qu’une simple boisson est un véritable rituel et lien social.
C’est aussi le moment d’échanger et de tester notre espagnol qui reste bien rudimentaire! mais Edu et sa compagne sont patients et parlent lentement.
Un peu plus loin sur la côte, nous « explorons » la laguna Garzon, très belle, sauvage : première rencontre avec une grosse bébête non identifiée, mélange de gros lézard et de caïman! premier enlisement aussi dans un terrain magnifique avec vue imprenable sur la lagune et terrasse en bois, abandonnée mais qui devient privative pour notre camion! Le rêve, mais terrain un peu trop mou pour notre grosse maison roulante et il nous faudra une bonne heure et de l’energie pour en sortir!
Nouveau bivouac au pied d’un phare, un panneau annonce la présence de baleines franches mais le coup de vent et la mer agitée écartent toute chance de les appercevoir ici.
La traversée du pays par l’interieur des terres nous donne à nouveau une impression de Normandie avec les champs bien verts et les vaches, seulement ici les champs sont très très grands! Les habitations semblent plus simples et plus rudimentaires que sur la côte, certaines ont d’ailleurs plutôt l’allure de cabanes. A cette saison et à cette latitude de l’hémisphère sud, la nature est bien verte et les températures sont douces au mois d’octobre, l’été approche.
La petite ville de Colonia de Sacramiento semble un peu à part avec son architecture rappelant le passé colonial et parce qu’elle cultive un côté un peu rétro. Touristique (à l’image d’un village de l’ile de Ré peut être?) elle attire les habitants de Buenos Aires pour le WE et les voyageurs étrangers. Pour le moment, il est encore tôt dans le début de la saison et nous pouvons en profiter sans la foule!
Le passage de la frontière vers pour l’Argentine se fera à 200km au nord, après un passage par la petite ville de Mercedes.